Duo voix, flûte et percussions indiennes - guitare flamenca.
Produit par Ravi prasad et kiko Ruiz / Archipel & Compagnie / Juste une attitude.
Sortie de l’album en janvier 2008.
Le concert de Ravi Prasad et Kiko Ruiz, pour le lancement de l’album Tandem, à La Bellevilloise le 14 mars 2008, est visible sur le site Internet de La Bellevilloise.
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Lyrique et fusionnel tel est le « ton » de cette aventure qui a pour origine une rencontre amicale et musicale à l’occasion du spectacle « Ponguël, la légende du Kerala », créé par Ravi Prasad en 2004.
Ravi Prasad élabore avec Kiko Ruiz un dialogue où les deux auteurs–interprètes livrent leur expression dans sa plus grande simplicité et son évidente élégance, sans rien perdre de la spontanéité du plaisir qu’ils ont à improviser ensemble.
C’est aussi pour Ravi Prasad le complément d’une première expérience, plus « primaire » avec le flamenco brut de Pédro Soler, la suite d’une quête de ces origines de l’Inde vers l’Andalousie …
Avec « Tandem » nos deux artistes font œuvre de simplicité.
Deux univers distincts se répondent et s’entremêlent avec fluidité, jouant le pari de la générosité et de l’harmonie, loin des poses parfois associées à la musique indienne et à la fière tradition flamenca.
Vigoureux sur le plan rythmique, subtile dans son écriture, l’opus révèle ses trésors mélodiques à travers huit balades et chansons au charme irrésistible …
Un voyage qui nous paraît familier mais dont on découvre au fil du jeu de nos deux complices qu’ils nous ont bel et bien embarqués vers des contrées qui nous étaient jusqu’alors inconnues, qu’ils nous ont ouvert d’autres horizons.
C’est dans l’esprit de cette complicité instinctive et du plaisir de la rencontre que ce dialogue fort se traduit aussi en un spectacle lumineux où le chant de Ravi Prasad, dans la plénitude de sa maîtrise vocale, se déploie sur les accords de guitare virtuoses de Kiko Ruiz.
Ainsi s’élabore Tandem, pour lequel Ravi Prasad et Kiko Ruiz dépassent la dimension culturelle au profit d’une expression universelle … à travers quelques berceuses, valses et autres ritournelles dans un métissage d’une troublante évidence.
Alors qu’il est âgé de neuf ans, se blesse gravement à la main gauche. Son père, “aficionado” incontesté, imagine un jeu pour cet enfant qui risque de perdre l’usage de sa main : il lui confie une guitare et lui enseigne quelques accords. C’est le début d’une grande histoire d’amour entre Kiko et sa guitare, une histoire qui débute sur scène avec Bernardo Sandoval, dès lors ami et complice, avec lequel il co-écrira « Mano Hermano » quelques années plus tard. En 1977, le jeune prodige obtient le premier prix de guitare lors d’un hommage à Pablo Casal à la Casa de España de Toulouse , (exploit qu’il réitèrera en 1992, avec le premier prix de guitare Flamenca au concours international de Nîmes) . En 1982, alors qu’il n’est âgé que de 16 ans, sa passion pour le flamenco le pousse à s’installer à Séville, en Andalousie, où il fait une des rencontres capitales de son existence : le guitariste Manolo Sanlucar, qui devient son maître incontesté. Avec lui, Kiko apprend non seulement des techniques épurées mais une véritable philosophie de la vie. C’est un jeune homme plus sûr de son art qui rentre en France en 1984. Il renoue d’abord avec Bernardo Sandoval et Pascal Rollando (percussionniste) dans un trio époustouflant qui fait la première partie de Higelin, Didier Lockwood, Michel Jonaz ou Carlos Benavent , avant de s’essayer à la création musicale de spectacle sur « Tauromagie », « Garonalquivir », « Flamenco » (avec la danseuse Ana Yerno) ou plus récemment « Flamenkiko ». Mûri par ses nombreuses tournées et collaborations, il sort en 1998 son premier album solo, “Cuerda y Madera » dans lequel il ose dévoiler son âme de feu et de foi. Sa rencontre avec le contrebassiste Renaud Garcia-Fons marque le début d’une nouvelle aventure artistique : En 2002, ils montent avec Negrito Trasante un trio qui s’aventure dans l’univers du jazz-fusion, puis c’est « Cachito de Vida », le deuxième album solo de Kiko, sorti en 2005, avec la collaboration de Renaud Garcia-Fons et du chanteur Blas Cordoba. La complicité entre les deux hommes se poursuit sur l’album « Navigator » sur lequel le contrebassiste accueille son ami guitariste au sein d’un quintet décoiffant. Pour « Flamenkiko », Kiko écrivait : « J'ai rêvé que mes notes traversaient tous les murs des ghettos de ce monde. J'ai rêvé de mélanges aux couleurs insensées » . La musique est comme un lien, c’est une flamme brûlant dans le cœur de cet homme libre, porté par « le souffle noir [du] peuple gitan » .